L’étude de l’Aspect canadien des troubles d’apprentissage (ACTA 2007) et la fréquence des TAs

Le but de l’étude de l’Aspect canadien des troubles d’apprentissage (ACTA 2007) n’est pas de fournir des statistiques définitives sur le nombre de Canadiennes et de Canadiens qui ont des troubles d’apprentissage.

Le but principal de l’ACTA est de montrer clairement ce que signifie vivre au Canada avec des troubles d’apprentissage (TA). Jusqu’à maintenant, aucun autre organisme public, privé ou non gouvernemental n’a obtenu toute l’information contenue dans les séries de données nationales pour examiner les obstacles qui empêchent que soient inclus dans notre société les Canadiennes et les Canadiens qui ont des TA et leurs familles. Aucun organisme public, privé ou non gouvernemental n’a utilisée cette information pour faire clairement des recommandations afin d’aider à éclairer l’élaboration des politiques et des programmes.

La statistique : un Canadien sur dix à des TA est connue depuis longtemps et Troubles d’apprentissage – Association canadienne (TAAC) continue à s’en servir. Pourquoi les données des enquêtes qui font partie de l’ACTA n’appuient-elles pas cette statistique?

Il y a un certain nombre de raisons :

  1. Le terme « troubles d’apprentissage » n’est pas un terme reconnu dans de nombreux ménages.
  2. Les parents s’aperçoivent bien que leur enfant a des difficultés à apprendre; ils veulent que leur enfant soit testé, mais rien n’a été prévu à cet effet.
  3. Certains parents n’aiment pas parler de leur enfant et des TA à un intervieweur de Statistique Canada et n’identifierait donc pas leur enfant comme ayant des TA.
  4. Si les TA ne sont pas diagnostiqués chez l’enfant et que celle-ci ou celui-ci décroche de l’école, il ou elle ajuste son mode de vie pour accommoder tout trouble d’apprentissage qu’elle ou qu’il a et croit alors qu’il n’y a plus de problème d’apprentissage.
  5. Les adultes qui ont de la difficulté à apprendre et même ceux qui ont été diagnostiqués comme ayant des TA ne s’auto-identifieront pas à cause de la stigmate associée à tout handicap relatif aux processus mentaux et d’apprentissage. C’est pour cette raison que l’Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes, par exemple, pose la question de trois façons – avez-vous déjà eu un trouble d’apprentissage – si oui, l’avez-vous eu lorsque vous étiez à l’école et l’avez-vous maintenant? Plusieurs personnes qui ont répondu avoir eu un trouble d’apprentissage à l’école ont nié en avoir maintenant.

Alors, au fond, quelle est la réalité? Ça peut être une personne sur dix. Certes, ce n’est pas aussi bas que ne l’indiquent les données des enquêtes. Les chercheurs croient que c’est entre les deux, mais jusqu’à ce que la population en général comprenne ce que sont les TA et ce qu’ils ne sont pas et lorsque la population en général comprendra que les personnes qui ont des TA apprennent tout simplement différemment et que la stigmate perçue associée à l’auto-identification est éliminée, nous allons probablement continuer à obtenir de bas chiffres dans les enquêtes.

Aspect canadien des troubles d’apprentissage (2007) constitue l’assise d’études futures sur les données des enquêtes au Canada. www.pacfold.ca

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